Découvrir Djibouti

Un potentiel stratégique considérable

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HISTOIRE

La République de Djibouti possède des potentialités stratégiques considérables de par sa position géographique, qui est à l'origine de son peuplement et ce, malgré une superficie réduite de 23.200 km².

L'installation française à Djibouti a débuté en 1862 sur le site d'Obock, au Nord, où fut construit un premier dépôt de charbon pour ravitailler les navires français en partance et/ou provenance d'extrême orient. vingt ans plus tard la France a envoyé le Vicomte Léonce Lagarde pour signer des "traités d'amitié" avec les habitants du Nord et du Sud du Golfe de Tadjourah respectivement en 1884 et en 1885.

En 1892, Djibouti devient la capitale de la possession française baptisée alors "Côte Française des Somalis" à la place de son ancienne dénomination "Territoire d'Obock et Dépendances. Dernier " confetti " de l'empire colonial français, Djibouti change encore de nom en 1967 pour devenir le " Territoire Français des Afars et des Issas ".

A la faveur d'un référendum organisé le 8 mai 1977, l'indépendance de la République de Djibouti est proclamée le 27 juin 1977, avec à sa tête M. Hassan Gouled Aptidon qui en fut le premier Président jusqu'en 1999.

A l'instar des autres pays africains, la nouvelle République rejoint ainsi le concert des nations indépendantes et devient membre de l'Organisations des Nations Unies, de l'Union Africaine, de la Ligue Arabe. De même, membre et fondateur du COMESA, de l'IGAD et de l'OMC, Djibouti adhère également à l'Organisation de la Conférence Islamique, mais aussi aux pays ACP/UE, à travers la Convention de Cotonou dont elle est signataire.

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GEOGRAPHIE

Sur le plan géographique, Djibouti se présente comme un verrou situé à l'embouchure de l'Océan Indien et de la Mer Rouge, sur la seconde route maritime la plus fréquentée du monde après celle du Pacifique Nord. De fait, Djibouti se positionne comme une plaque tournante du trafic maritime et du commerce mondial.

"Terre d'échanges et de rencontres" depuis la nuit des temps, la République de Djibouti constitue le débouché naturel des principaux pays enclavés de la sous région et principalement de l'Ethiopie située à l'ouest du pays ; l'Erythrée étant sur son versant nord et la Somalie au sud.

Elle possède des côtes qui s'étalent sur une longueur de 372 Km, allant de la mer rouge à l'océan et deux lacs :

Lac Assal avec une superficie de 115 km² dont 65 km² de banquise de sel au dessus du niveau de la mer.
Lac Abbé avec une superficie de 560km² dont 196km² en territoire national

Grâce à ses richesses géologiques et sa situation géodynamique exceptionnelle, Djibouti a toujours attiré les scientifiques. En effet, les archéologues et les paléontologues s'intéressent à Djibouti en ce qu'ils le situent au cœur du berceau de l'humanité qu'est la Rift Valley, tandis que les géologues et les vulcanologues sont attirés par la dépression de l'Afar considérée comme un "grand livre géologique à ciel ouvert".

Le climat général de Djibouti est aride, caractérisé par des températures élevées et une pluviométrie irrégulière et faible.

La pluviométrie annuelle moyenne enregistrée sur 90 ans est de 130 mm avec un écart type de 107 mm.

Deux saisons rythment toute vie sur le territoire djiboutien, la saison fraîche qui dure environ 5 mois, de Novembre à Avril, le climat est clément et favorable aux cultures (fruitières, maraîchères, fourragères), à la floraison des palmiers (mi-décembre et février) et à la croissance de jeunes fruits, et la saison chaude qui va de Mai à Septembre, où les températures mensuelles sont en moyennes de 38°C.

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POPULATION

Comme en osmose avec ses autres atouts, Djibouti jouit du privilège de disposer d'une population hétérogène ayant des prolongements culturels et ethniques avec celles des pays limitrophes. En effet, sa population est composée des Afars qu'on retrouve en Ethiopie et en Erythrée, des Somalis comme dans la Somalie voisine, en Ethiopie mais aussi au Kenya et enfin des Arabes originaires du Yémen.

A cette composition nationale s'ajoute une population expatriée d'origine française éthiopienne ou encore indienne, italienne ou grecque.

Les langues véhiculaires usitées dans le pays sont le Somali, l'Afar et l'Arabe tandis que le Français et l'Arabe sont les langues officielles.

Musulmane à 99,99%, de rite sunnite, la population Djiboutienne dont le quotidien est rythmé par la culture arabo-islamique est connue pour son ouverture d'esprit et son sens de l'hospitalité très développé.

A l''issue du 2ème Recensement Général de la Population et de l'Habitat en 2009, la population est arrêtée à 818.159 habitants dont 58% se concentre dans la capitale, Djibouti ville.

Avec un taux de croissance démographique naturel de 3%, la population Djiboutienne est caractérisée par sa jeunesse puisque les moins de 15 ans représentent près de 41% de la population totale.

Au vue de cette dernière caractéristique, le gouvernement s'est fixé comme priorité, l'accès à l'éducation pour tous les enfants. Ainsi, en matière d'éducation de base, des progrès tangibles ont été enregistrés depuis quelques années avec un taux net de scolarisation primaire (indicateur qui donne une idée des enfants d'âge scolaire 6-12 ans effectivement scolarisés) qui est passé de 43,2% à 66,2% entre 2006 et 2008, ce qui laisse présager que le 2ème Objectif du Millénaire pour le Développement (OMD 2) portant sur l'accès à l'éducation primaire pour tous serait atteint à l'échéance 2015.

De même, le taux net de scolarisation dans le secondaire (13-19 ans) a progressé de 23,5% à 41,0%. Pour compléter les cycles d'enseignements, un cycle d'études supérieures a été mis en place en octobre 2000 avec la création du Pôle Universitaire de Djibouti qui a laissé place à l'Université de Djibouti depuis la rentrée 2005.

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POLITIQUE

Caractérisée par une stabilité politique dans une sous-région en ébullition, la République de Djibouti a un régime politique de type présidentiel et pluraliste. Ainsi, le pouvoir exécutif est assuré par un Président de la République qui est en outre Chef du Gouvernement.

Dans l'exercice de ses fonctions, le Président de la République est assisté par un Gouvernement dont il nomme les membres sur proposition d'un Premier Ministre désigné par ses soins.

Le Président en exercice, M. Ismaïl Omar Guelleh, a été élu une première fois le 9 avril 1999, avant de se voir renouvelé son mandat en 2005 puis en 2011.

L'actuel Premier Ministre, M. Abdoulkader Kamil Mohamed est en fonction depuis le 31 mars 2013.

Le pouvoir législatif est exercé par une Assemblée Nationale, composée de 65 membres élus pour 5 ans au scrutin de liste majoritaire à un tour.

Ils sont rééligibles. L'Assemblée Nationale vote seule la loi à la majorité simple, à l'exception des lois organiques qui ne peuvent être adoptées qu'à la majorité absolue. Toutefois, l'initiative des lois appartient concurremment au Président de la République et aux membres de l'Assemblée Nationale.

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ECONOMIE

L'économie Djiboutienne, à l'instar des autres économies africaines, a connu au cours de ces cinq dernières années une dynamique de croissance soutenue, même si en 2009, du fait de la crise économique mondiale, la croissance du PIB a marqué un léger ralentissement avec un taux de croissance avéré de 5%, contre 5,8% en 2008. Cette performance a été rendue possible, au-delà des réformes structurelles et réglementaires, par la confiance des investisseurs étrangers et les nombreux investissements publics qui ont été engagés par le gouvernement.

Pour l'année 2010, la croissance de l'activité économique est de 4,5% contre 5% en 2009, sous l'effet de la contraction des investissements directs étrangers. Ils représentent en pourcentage du PIB 13,1% contre 18,3% l'année précédente.

Structure de l'économie

La croissance économique est tirée principalement par les secteurs tertiaire et primaire. Le Produit intérieur brut (PIB) en termes réels s'établit à 203,507 milliards de francs djiboutien en 2010 contre 186,471 milliards de francs djiboutien en 2009. En contraste, les tensions inflationnistes sur les marchés alimentaires internationaux et énergétiques pèsent sur l'indice des prix à la consommation à Djibouti. Ainsi, l'inflation atteint 4,5% cette année.

Le secteur bancaire a enregistré un développement rapide avec l'arrivée de plusieurs nouvelles banques et a énormément contribué au financement de l'économie. En effet le crédit à l'économie est passé de 44, 730 milliards FD en 2008 à 57,340 milliards FD en 2009 et à 70,718 milliards FD en 2010 soit une croissance moyenne de 15,6%.

Pour les perspectives, l'économie Djiboutienne resterait sur le sentier de la croissance. En effet, la reprise attendue en 2011 est de l'ordre de 5,7%, et une maîtrise de l'inflation en moyenne à 2,6% sur la période 2011-2013.

La dynamique de la croissance économique continuera d'être tirée par les transports, les activités portuaires, les télécommunications, le secteur bancaire et celui du bâtiment qui sont les principaux facteurs qui attirent les investissements aussi bien étrangers que nationaux.

Une autre caractéristique de l'économie djiboutienne réside dans sa structure, à savoir une répartition sectorielle de la richesse nationale inchangée depuis l'indépendance et marquée par la prédominance du secteur tertiaire qui contribue à plus de 80% à la formation du PIB.

Cela peut avoir au moins deux raisons principales, la position géographique du pays, situé sur la seconde route maritime du monde ainsi que la faiblesse chronique des autres secteurs de l'économie, l'industrie et l'agriculture. Ces dernières représentent respectivement 15% et 4,5% du PIB même si de nettes améliorations ont été observées ces dernières années notamment suite à d'importants investissements, tant publics que privés, réalisés dans ces secteurs.

Le Centre régional de quarantaine destiné à l'exportation du bétail a, à travers sa contribution à la hausse des exportations de bétails, permis l'accroissement de la part du secteur primaire dans la création de la richesse nationale.

Cependant et ce, malgré les nombreuses opportunités dont regorgent ces secteurs, l'industrie et l'agriculture restent embryonnaires car, freiné par des nombreux handicaps.

Les coûts des facteurs de production continuent de peser fortement sur le développement économique.

Des actions seront entreprises dans le cadre de l'Initiative nationale pour le développement social (INDS) et permettront de doper le secteur de la production agricole et industrielle. On peut citer la diversification des sources d'énergie avec la promotion des énergies renouvelables, l'interconnexion électrique avec l'Ethiopie, le développement de l'agriculture oasienne avec la mise en valeur des eaux souterraines et de surface en milieu rural et périurbain, etc.

Développement des infrastructures

La prédominance du secteur tertiaire est presque un fait immuable et l'on comprendra que son développement constitue une priorité nationale afin de tirer pleinement profit de la position stratégique du pays.

Ainsi, des investissements importants ont été réalisés pour développer les infrastructures de services comme la construction du Port de Doraleh.

Ce complexe portuaire, qui comprend un Terminal pétrolier et un Terminal à conteneurs disposant des mêmes capacités que les plus grand Port du monde, ambitionne d'être la porte d'entrée de l'Afrique de l'Est et le principal débouché du marché commun du COMESA.

Djibouti peut se targuer désormais de disposer de potentialités réelles lui permettant d'aller au-delà d'une simple fonction de transit pour les pays enclavés de la région, comme l'Ethiopie, et de développer des activités largement articulées sur les échanges dans et avec la région pour devenir à terme, un acteur prépondérant dans le commerce régional.

Environnement favorable à l'investissement

Outre sa situation géographique privilégiée, ses infrastructures portuaires et aéroportuaires modernes, ses télécommunications, Djibouti dispose d'un environnement économique et réglementaire, certes perfectible, mais présentant des avantages certains pour l'investissement, dont sa politique monétaire axée sur une monnaie librement convertible en parité fixe avec le Dollar américain et son économie libérale, offrant d'importantes garanties et des traitements équitables à tous les investisseurs, quelque soit leur origine.

Avec un cadre macroéconomique stable caractérisé par une croissance soutenue, une position géographique stratégique et des infrastructures de transport de classe mondial lui conférant un rôle de plaque tournante régional et un environnement réglementaire et commercial libéral, Djibouti présente de véritables atouts pour atteindre un jour son ambition de devenir le « petit Dubaï de la Corne d'Afrique ».

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